dimanche 18 octobre 2015

Jusqu’au dimanche 1er novembre, les œuvres de Mérona parlent pour elle, hôtel de Savigny

Pour ce dimanche 18 octobre 2015, après s’être levé à 07h59 le soleil s’est couché à 18h45 à Mérona, heure à laquelle nous amorçons cet écrit. Nous avons le souvenir d’être passés non loin de ce village du Jura, en emmenant dans ces montagnes, les écoliers du primaire de Beton-Bazoches, sur un projet de leur instituteur M. Macé, au début des années 80. En leur compagnie, et pour ce qui constituait la première expérience du genre pour eux, nous avions mis à disposition transport en commun et chauffeur de l’établissement que nous dirigions alors, le foyer Éducatif et pré-Professionnel Le Logis du Boulevard Carnot, annexe d’une structure du même nom de la Sauvegarde de l’Enfance de Seine et Marne. L’aventure fut belle et le point de départ d’une expérience peu commune qui amena ces jeunes, sur une organisation exceptionnelle alors de Mme et M. Doublet, responsables des Syndicat d’initiative et Comité des Fêtes de Beton-Bazoches, à se créer en groupe associatif et à pérenniser la formule, jusqu’à installer même, pour les étés à venir, un camp de base en Bretagne! Un camp dont nous avions suivi l’évolution, situation qui nous offre aujourd’hui ce préambule.
Du Jura où ce situait ce village d’une petite quinzaine d’habitants, et dont nous voyions au passage le panneau qui indiquait sa présence, de cette région de moyenne montagne dont les enfants ont gardé un souvenir très fort, nous revenons vers un autre sommet: Mérona l’artiste peintre et céramiste de talent qui réside tout près de la cité médiévale et qui expose depuis hier, hôtel de Savigny, 1 place du châtel en ville haute à Provins.

De René Chevallier à Mérona
À l’époque, nous ne la connaissions pas encore mais celui que Ghislain Bray présentait comme indissociable de l’artiste, René Chevallier bien sûr! Lui avec lequel échangeant la veille sur l’exposition de son épouse, nous évoquions les cours de travail de l’argile qu’il donnait alors dans son atelier de la Porte de Jouy. Tout est affaire de lien et, comme le précisait l’adjoint du maire Christian Jacob, l’un et l’autre encadrant Mérona, il ne pouvait présenter celle qu’on connaît pour son talent, sa pudeur et sa sensibilité, sans dire deux mots de son mari.
Toujours est-il que devant un parterre fleuri de visiteurs conquis comme aux meilleurs jours, il invita à contempler, tant les fleurs nées une deuxième fois de sa palette (avant qu’elle ne leur ait donné vie d’abord, dans le magnifique jardin dont elle et son mari se sont entourés et qu’elle conçoit à l’évidence en pensant aux toiles à venir), que les superbes nus qui petit à petit dévoilent leur visage, peut-être un peu comme Mérona, par petites touches successives, révèle sa nature discrète et secrète…

Un autre aspect fort de l’artiste, est de susciter, de créer un lien en direction des autres, à travers ses réalisations. Mérona excelle en ce sens, et comme elle n’abuse de la parole, les élus eurent bien raison en l’exonérant d’un discours, de souligner que ses œuvres parlaient grandement pour elle, reconnaissant la grande qualité et le bien fondé de son mode d’expression privilégié.
Ce vernissage fut de surcroît pour nous, l’occasion de vivre une succession de moments forts. Mais c’est une autre histoire dont nous développerons probablement quelques aspects d’ici la fin de l’exposition prévue pour le dimanche 1er novembre inclus.
- Contact au 01.60.52.20.12 (Affaires culturelles) et 01.60.67.35.77 (Atelier de Mérona)




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